En Slovaquie, une nouvelle loi a été votée au printemps 2003. Elle prévoit l'éviction du conjoint violent du domicile conjugal quand la femme est reconnue victime. Une unité de police spécialisée dans la violence conjugale dirigée par des femmes a été créée.
En Autriche, les hommes politiques ont très vite adopté des mesures pour faire diminuer la violence conjugale sous l'impulsion des associations féministes et de la société civile. La loi de 1997 est une loi globale qui propose une solution « durable » à la violence. L'Autriche a été la première en Europe à imposer l'éloignement du conjoint violent – au moins 10 jours. Les centres de soutien vont vers les victimes et n'attendent pas que celles-ci se déplacent. Des programmes spéciaux permettent de traiter les hommes violents, afin qu'ils prennent conscience de leurs actes. L'Autriche a mis en place des programmes de sensibilisation et de formation, en particulier pour les policiers. Ces cellules d'intervention globale (policiers, associations d'aide aux hommes violents, associations sociales, juges) sont devenues un modèle pour toutes les politiques européennes. Elles préfigurent l'idée que seule une action globale pourra aider à résoudre le fléau.
L'Espagne, la France et la Belgique font de sérieux progrès pour punir pénalement l'auteur de violences, même quand celles-ci sont perpétrées dans la sphère privée.
En Angleterre, il existe une loi qui permet de forcer la victime à porter plainte, toutefois cette procédure est peu utilisée.
L'Islande, les Pays-Bas, la Grèce n'ont pas de législation spécifique concernant les violences conjugales. Celles-ci sont traitées de la même manière que d'autres violences.
Au Portugal, les lois existent, toutefois elles sont peu connues, la société n'ayant pas vraiment pris conscience du problème.